Les Etats-Unis sont championnes du monde !  Et la Suède a quant à elle terminé à la 3ème marche du podium en battant l’Angleterre. Retour sur les deux dernières rencontres de la Coupe du monde féminine 2019.

Petite finale : Angleterre 1-2 Suède 
Buts : Asllani, Jakobsson (Suède), Kirby (Angleterre)

L’Angleterre a été méconnaissable, et la Suède a fait comme à son habitude durant cette Coupe du monde : déjouer les pronostics. Grâce à une excellente entame de match menée par des buts de Asllani et Jakobsson avant la demi-heure de jeu, aidées par une Blackstenuis très en forme, les Scandinaves ont rapidement pris l’avantage. L’Angleterre était quasiment endormie, subissant sans jamais réussir à construire.  Il a fallu que Fran Kirby reprenne enfin les choses en main. La joueuse de Chelsea, repositionnée au milieu de terrain à un poste où elle a plus de liberté, a montré ses qualités techniques et son célèbre talent balle au pied plus que durant n’importe quelle autre rencontre de ce Mondial. Kirby est allée réduire la marque en première mi-temps, et le réveil des Lionesses avait enfin sonné, dans un stade de Nice toujours aussi « vide ». A l’image d’Ellen White qui a pris sa revanche. En allant marquer son 7ème but de la Coupe du monde, prenant la tête du classement des buteuses et égalisant pour relancer son équipe, mais surtout, en célébrant sa réalisation par un geste “cup of tea” volé à Alex Morgan (voir la photo plus bas). Sauf que le VAR en aura voulu autrement. Pour la troisième fois durant cette Coupe du monde, l’arbitrage vidéo aura refusé un but, après qu’elle l’ait célébré, à l’excellente attaquante anglaise. Mais contrairement à face l’Ecosse ou surtout les Etats-Unis, cette fois White n’était pas hors jeu. C’est bien une “main” incompréhensible que le VAR a sanctionnée. Désespérée, frustrée, Ellen White et les siennes termineront, malgré une seconde période bien meilleure que la première, au pied du podium. Une nouvelle mauvaise note pour les joueuses de Phil Neville, qui iront se rattraper durant les Jeux Olympiques l’été prochain et leur Euro en Angleterre dans deux ans. La Suède, à l’occasion de la 200ème apparition de Caroline Seger, repart de France avec, dans ses valises, ce que personne n’aurait pu prévoir au début de cette Coupe du monde : une médaille (de bronze). 

Joueuse du match nommée par la FIFA : Sofia Jakobsson
Véritable joueuse du match : Fran Kirby

 

Finale : Etats-Unis 2-0 Pays-Bas 
Buts : Rapinoe, Lavelle

Et à la fin, ce sont les Etats-Unis qui gagnent. A croire que le football féminin n’arrivera jamais à échapper à la supériorité américaine. Même pour les irréductibles lionnes oranges qui ont résisté longtemps à l’envahisseur pendant la “Grande Finale”. Les Pays-Bas, sauvées à plusieurs reprises par l’incroyable Sari Van Veenendaal (élue meilleure gardienne de la compétition), ont tenu jusqu’à l’heure de jeu avant d’encaisser un but des USA. Elles ont fait beaucoup mieux que toutes les autres équipes qui les ont affrontées pendant ce Mondial. Elles avaient toutes cédées durant le premier quart d’heure, et vu les Etats-Unis rapidement imposer leur jeu pour contrôler le reste de la rencontre et finir par se replier défensivement pour conserver le score, tout en s’appuyant de contre-attaques pour l’aggraver. Mais ce match était différent. Les USA ont dû montrer le meilleur d’elles-même pour trouver la faille, et c’est ce qu’on attendait d’elles pendant une finale. Elles n’ont jamais été mises en difficulté face aux Pays-Bas, contrairement à tous leurs autres matchs à élimination directe. La seule chose regrettable est de se dire que la tactique défensive mise en place par Sarina Wiegman a craqué sur un penalty validé par le VAR. Il y avait bien faute sur Alex Morgan vu que le pied de Stefanie Van Der Gragt était beaucoup trop haut, mais les fans de football auraient préféré voir un meilleur spectacle que Megan Rapinoe qui convertit encore un penalty (son 4ème sur 6 buts), et avaient peur que les Etats-Unis se contentent de ce score et jouent la carte de la sûreté. Leur souhait a ensuite été exaucé par Rose Lavelle. La révélation de la Coupe du monde (élue troisième meilleure joueuse de la compétition, cf. liste des récompenses individuelles plus bas) s’est lancée dans une course folle avant de déclencher une frappe puissante à l’entrée de la surface de réparation et garantir une 4ème étoile, la deuxième d’affilée, à l’USWNT. Sans surprise, à la fin, c’est les USA qui gagnent, et qui montrent que même si l’écart se réduit petit à petit entre elles et les meilleures sélections européennes, la Coupe est destinée à revenir aux Etats-Unis.

Joueuse du match nommée par la FIFA : Megan Rapinoe
Véritable joueuse du match : Rose Lavelle


Les récompenses individuelles : 

Meilleures joueuses (Adidas Golden Ball – FIFA) :
1.Megan Rapinoe (Etats-Unis)
2.Lucy Bronze (Angleterre)
3.Rose Lavelle (Etats-Unis)

Meilleure gardienne (Adidas Golden Glove – FIFA) :
Sari Van Veenendaal (Pays-Bas)

Meilleure jeune joueuse (FIFA Young Player – FIFA) :
Giulia Gwinn (Allemagne)

Meilleures buteuses (Adidas Golden Boot – FIFA) :
1.Megan Rapinoe (Etats-Unis, 6 buts),
2.Alex Morgan (Etats-Unis, 6 buts)
3.Ellen White (Angleterre, 6 buts)

Prix du fair play (FIFA Fair Play) :
France


La véritable équipe type de la Coupe du monde : 

Attaque :
Ellen White (Angleterre)
Megan Rapinoe (Etats-Unis)

Milieu de terrain :
Rose Lavelle (Etats-Unis)
Daniëlle Van De Donk (Pays-Bas)
Sara Dabritz (Allemagne)
Kosovare Asllani (Suède)

Défense :
Crystal Dunn (Etats-Unis)
Stefanie Van Der Gragt (Pays-Bas)
Griedge Mbok (France)
Lucy Bronze (Angleterre)

Gardienne de but :
Sari Van Veenendaal (Pays-Bas)

Sélectionneur : Phil Neville (Angleterre)